Ce qui frappe sur ce site est la qualité de sauvegarde des infrastructures. C’est absolument extraordinaire. Quel bonheur si cela se passerait à St-Maurice.

Source :

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Armee/Arm0002-Bloodhound.html

Capable de frapper à 100 km distance, à une altitude maximale de 20 km, le système d’engin guidé de défense contre avions Bloodhound (BL-64) reste d’une notable efficacité. Il sera pourtant progressivement liquidé jusqu’à la fin de 1999; en raison de son coût, mais surtout faute d’ennemi à court terme.

Une arme de la guerre froide

Introduit à la troupe en 1964, le Bloodhound constituait alors une composante stratégique essentielle de la défense vue sous Armée 61: il permettait de combattre des avions volant à la fois très haut et très vite. A l’époque, on estimait ainsi que l’évolution de l’aviation amènerait des engins toujours plus rapides (Mach 3, voire 4) atteignant des altitudes supérieures à 20’000 m. Une conception logique en temps de guerre froide, avec ses bombardiers stratégiques supersoniques.
Mais la menace a évolué de manière différente. On ne combat plus en altitude à très haute vitesse: on vole toujours vite, mais surtout très bas. Du coup, le BL-64 a beau conserver des performances impressionnantes, il n’a plus d’ennemi! Il est en effet incapable d’engager des engins guidés sol-sol type Scud, car ce type d’engagement exige un système spécifique, et la mission de « police de l’air » que remplissent les Forces aériennes requiert des avions, pas des missiles. Bref, dans les dix prochaines années au moins, le Bloodhound n’aurait servi à rien.

Economie: plus de 100 millions

Or son entretien coûte cher: 15 millions de francs par an; sa durée de vie est limitée: approuvé par le programme d’armement 61, le BL-64 aurait dû être mis hors service en 2005. Enfin, la diminution constante des pièces de rechange oblige à trouver des astuces pour maintenir le système prêt à l’engagement.
Après une nouvelle appréciation de la situation, le Département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports (DDPS) a donc décidé de liquider l’ensemble du système. Cette décision, qui entre dans le cadre du programme d’optimisation pour l’armée 95 (« Progress »), permettra de faire plus de 100 millions de francs d’économie. Mais elle n’est pas la seule pour ce qui concerne la DCA.

 

…. Heureux pays qui peut vivre sans une couverture aérienne ….

 

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