Mémorable Journée VEAM, Tentlingen près de Fribourg

http://www.veam.ch

Dans la région de Fribourg, une association pro militaire de passionnés, tire son épingle du jeu. Née de l’impulsion de Andy, André Gauche, l’association VEAM a fêté le samedi 4 août 2018, ses 5 ans d’existence.

C’est avec les petites rivières que naissent les grands fleuves.

Chers amis de l’ASMEM, je suis fier d’avoir été admis comme membre de cette extraordinaire équipe, et c’est avec plaisir que j’évoque avec vous cette journée.

Une journée partagée aussi avec le voisin du coin, le magasin Coro-Handels, célèbre dans la fourniture d’articles de notre armée. En effet celui-ci fête l’ouverture de son nouveau magasin, encore plus grand et encore mieux aménagé à proximité des dépôts de Andy.

 

Jeune déjà, Andy admirait la mécanique. Comme il habitait au bord de la Aegera, la Gérine, comme moi, il a plusieurs fois vu monter le célèbre pont fixe 69 par nos militaires.

Sa passion de la mécanique l’a amené à faire un apprentissage de mécanicien, suivi d’une école de recrue dans les chars, certainement dans l’artillerie, aux vues de sa collection.

Depuis 2013, c’est sous « l’Association pour la préservation des anciens véhicules militaires » (VEAM Verein für Erhalt alter Militärfahrzeuge ) qu’il vit ses passions.

Lui et la trentaine de membres de cette association occupent une magnifique halle à Aergerastrasse, sur la commune de Tentlingen. Cette situation, proche d’une gravière est une chance inouïe de faire circuler ces antiquités dans des zones privées et de les maintenir en état.

Le premier achat est un 2DM en 2009 puis une Jeep de type Willis.

La collection prend forme et pour la compléter, en 2013, il fait l’acquisition d’un M113, char de réparation avec grue. La collection a démarré et maintenant, toute une série d’objets remplissent cette halle.

Une nouvelle manifestation est programmée pour 2020.

Le public est venu nombreux pour participer à cet événement.

Ce qui m’a fait particulièrement plaisir c’est surtout l’intérêt des jeunes et leur soif de comprendre leur passé.

Pierre-André Kuelin

Ouvrage de Roche-la-Croix – Ubayes – France

L’édifice actuel, « ouvrage de Roche-la-Croix », a été construit de 1931 à 1936 sur et sous un ouvrage antérieur dit « redoute de Roche-la-Croix », construit de 1883 à 1892 et dont une grande partie a été arasée pour construire le nouvel ouvrage, mais dont plusieurs éléments furent conservés comme casernement de temps de paix, ou même incorporés au nouvel ouvrage. Il semble logique donc d’évoquer séparément, et par ordre chronologique, les deux édifices successifs ainsi que le téléphérique construit pour alimenter l’ouvrage actuel et que, malgré la distance de 800 m qui les sépare, doit être considéré comme en faisant partie. Ce chemin a été équipé d’une voie decauville, partiellement visible. Voie Decauville

Roche-la-Croix est conçu pour résister à un bombardement d’obus de gros calibre. Les organes de soutien sont donc aménagés en souterrain, creusés sous plusieurs mètres de roche, tandis que les organes de combat, dispersés en surface sous forme de blocs, sont protégés par d’épais cuirassements en acier et des couches de béton armé.
Une galerie principale relie l’entrée aux différents organes de soutien et aux blocs de combat. Cette galerie est équipée d’une voie ferrée étroite de 60 cm où roulent des wagonnets poussés à bras (les caisses d’obus font de 80 à 105 kg). En souterrain sont aménagés une usine, une caserne, un système de ventilation, de chauffage, une cuisine, un poste de secours, un poste de commandement, et des stocks de gazole, d’eau, de nourriture et de munitions. Ces stocks doivent permettre de tenir quelques mois sans ravitaillement : il s’agit de 6 000 obus de 75 mm, 2 000 de 81 mm, 450 de 50 mm et 59 000 cartouches de 7,5 mm.

Les visites sont assurées par des guides efficaces et super sympathiques et les réservations se font sur le site Ubaye.com

sources 
https://dossiersinventaire.maregionsud.fr//

Rocca d’Anfo – La plus belle des forteresses d’Europe

Les Autrichiens ont emprunté par 2 fois, en 1796 et 1799, le val Sabbia qui se situe à l’ouest du lac de Garde, pour prendre à revers les armées françaises déployées dans la plaine du pô.
Dès que la paix fut signée en 1801 à Lunéville, le Premier Consul fit part au général Chasseloup-Laubat, commandant le Génie dans l’armée d’Italie, de son intention d’avoir à Rocca d’Anfo une place qui puisse être abandonnée à elle-même et résister à un attaquant pourvu d’artillerie. Chasseloup-Laubat, ‘sentant qu’un meilleur choix dans un pays aussi difficile ne pouvait être que le fruit de recherches et reconnaissances multipliées de plusieurs mois, confie donc à l’ingénieur Haxo la délicate mission d’établir un projet pour Rocca d’Anfo.

Une excursion pour nos ASMEMIENS.

Andermatt – Gütsch

Un peu de fraicheur sur les sommets d’Andermatt

Forteresse de Gütsch (A8685)

La forteresse de Gütsch était un poste d’artillerie suisse près de la commune d’Andermatt. Elle fut construite en 1942 au plus fort de la Seconde Guerre mondiale à une altitude de 2 300 m sous le vieux fort Stöckli. La forteresse peut être atteinte aujourd’hui par le télécabine qui est à proximité de la gare d’Andermatt.

La visite des extérieurs avec :
– Le fort du Stöckli (qui est maintenant, vraiment une ruine) ;
– Le fort de Gütsch (ouvrage d’artillerie 3 canons 10,5 et ses défenses d’infanterie) ;
– Une fortification un peu plus contemporaine.

Les fortifications de Gütsch et ses canons sur tourelles jouaient un rôle essentiel de défense de la région d’Andermatt. Construit pour la 9e Division en tant que substitut partiel au Fort Stöckli et à l’armement obsolète des forts Bäzberg et Buhl, le fort fut déclassé en 1995 ; il est maintenant le site d’une station météorologique et d’un parc éolien.

HONG KONG – Fort Lei Yue Mun – Le gardien de l’entrée de la carpe

Hong Kong fait partie de l’imaginaire collectif des Européens. La traduction littérale de son nom, port aux parfums ou port parfumé, en est le symbole même. Hong Kong, c’est une histoire qui débute vers 50’000 ans avant J-C et se poursuit 1997, après un intermède de 156 ans sous les couleurs britanniques, sous le nom de « Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine ».

Si l’importance militaire du détroit de Lei Yue Mun (LYM), entrée Est du port de Hong Kong, est connue depuis longtemps, ce n’est qu’en 1844 que quelques baraquements militaires britanniques seront construits et occupés par de la troupe. Il faudra attendre vingt années supplémentaires avant l’installation de pièces d’artillerie et encore vingt ans pour que l’importance stratégique de l’endroit soit inscrite dans le marbre avec la construction du Fort LYM. Ce dernier sera abandonné par les militaires et remis au gouvernement de Hong Kong en 1987. En 1993, le Conseil Législatif, vu de l’importance historique et architecturale du site, décide de le transformer en musée de la défense côtière (Hong Kong Museum of Coastal Defence). Les travaux d’assainissement et de transformation du site débutent et le musée ouvre le 15 juillet 2000.
Diverses promenades permettent de visiter les restes de quelques sites relatant l’histoire des fortifications terrestres et côtières de Hong Kong (Hong Kong Museum of Coastal Defence, Pinewood Battery, Mount Davis Battery, Devil’s Peak et ligne Gin Drinkers). On peut également découvrir les restes de sites fortifiés d’avant la colonisation anglaise (Tung Lung Fort, Tung Chung Fort, Tung Chung Battery, Fan Lau Fort). Hong Kong n’est pas seulement moderne mais conserve encore un peu de son passé militaire.
Pour plus d’information, relisez l’article « Hong Kong – Une petite histoire militaire » parue dans notre bulletin 2017.

Crestawald et Sufers

La construction de la forteresse de Crestawald a commencé en septembre 1939. En 1940, l’imposant ouvrage d’artillerie était prêt.
Son but était le blocage de l’axe de transit nord-sud à travers les Grisons. Il se situe à quelques kilomètres de la sortie Nord du San Bernardino.

Sufers est un ouvrage d’infanterie.

Crestawald un ouvrage mixte qui comme la plupart des forts ont été équipé d’origine par des 7,5 cm, et ensuite remis à jour en 10,5 cm

Les complexes de bunker ont été tenus secrets pendant longtemps. Avec la restructuration de l’Armée, les forteresses d’artillerie près des frontières du pays n’avaient plus leur utilité. En l’an 2000, le secret a été levé. La même année, la forteresse était transformée en musée accessible au public par l’association du musée de la forteresse de Crestawald.

C’est un musée remarquable et facile d’accès.

http://www.crestawald.ch/