Coast Defense Study Group & Fortress Study Group

Coast Defense Study Group & Fortress Study Group

Une semaine à découvrir les forteresses helvétiques.

Martin Egger et Maurice Lovisa, avec l’ASMEM ont concocté pour nos deux sociétés sœurs, un programme de visite de la suisse des sous-terrains en 7 jours.

Nous avons eu l’extrême plaisir de recevoir 30 membres de 2 associations. Le  Coast Defense Study Group qui est l’organe faîtier des associations américaines sur l’étude des fortifications et le Fortress Study Group qui est leur pendant en Grande-Bretagne. Ces associations ont une aura qui dépasse fortement les frontières de l’Angleterre et des Etats-Unis. Certains membres ont fait le déplacement d’Allemagne, de France, de Norvège, de Suisse et même d’Australie.

Le programme a été soutenu et dans notre région, nous avons pu compter sur l’engagement de la forteresse de Naters, de l’équipe de proforteresse pour Commeires et Champex, ainsi que de la Fondation Forteresse Historique pour ce qui concerne le secteur de St-Maurice.

Merci à tous ceux qui n’ont pas ménagé de leur temps pour faire de ces visites, une expérience inoubliable. Un merci particulier à Martin Egger, à Maurice Lovisa, au Col Serge Monnerat et à Terry McGovern pour leurs engagements.

Col Pascal Bruchez

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Mont-Dauphin

Mont-Dauphin

Mont-Dauphin : une place forte unique, un village hors des sentiers battus.
Construit sur un éperon rocheux, à 1050 m d’altitude, à la jonction des Gorges du Guil et de la vallée de la Durance, Mont-Dauphin est un exemple prestigieux de l’architecture militaire européenne. Mont-Dauphin symbolise l’archétype d’un bastion montagneux construit par Vauban.
Le site surplombe un carrefour stratégique, un endroit idéal pour observer l’ennemi venant de la région environnante. Vauban voulait faire de Mont-Dauphin une garnison-ville où les civils pourraient se mélanger avec les militaires afin d’éviter de voir ces derniers déserter.
En effet, Mont-Dauphin est un vrai village avec ses rues et ses bâtiments mais l’ambiance et l’urbanisme est clairement militaire.
Aujourd’hui, le village n’est plus un fort militaire, l’armée vient seulement pour les vacances et les habitants peuvent profiter du village de garnison construit par Vauban.
En 2016, 152 habitants vivent dans ce bel endroit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, au même titre que 11 autres sites fortifiés conçus par Vauban.

Ouvrage de Saint-Ours Haut

Ouvrage de Saint-Ours Haut

L’OUVRAGE DE SAINT-OURS HAUT, EN BÉTON ET ACIER, FUT CONSTRUIT DE 1930 À 1936.

Assurant le flanquement de Roche-la-Croix, il barrait la route du col de Larche. Rôle que les deux forts ont parfaitement joué en juin 1940, avant l’Armistice.

C’est un ouvrage mixte (artillerie  et infanterie), avec 5 blocs de combats, 5 cloches cuirassées, 4 mortiers, 5 créneaux de mitrailleuses jumelées et un équipage d’environ 240 hommes. Il comprend un bloc d’entrée et deux blocs de combat visibles de l’extérieur.

Son réseau de galeries souterraines avec sa « zone vie » fait de lui le plus grand ouvrage Maginot de la vallée effectivement achevé.

Mémorable Journée VEAM, Tentlingen près de Fribourg

Mémorable Journée VEAM, Tentlingen près de Fribourg

http://www.veam.ch

Dans la région de Fribourg, une association pro militaire de passionnés, tire son épingle du jeu. Née de l’impulsion de Andy, André Gauche, l’association VEAM a fêté le samedi 4 août 2018, ses 5 ans d’existence.

C’est avec les petites rivières que naissent les grands fleuves.

Chers amis de l’ASMEM, je suis fier d’avoir été admis comme membre de cette extraordinaire équipe, et c’est avec plaisir que j’évoque avec vous cette journée.

Une journée partagée aussi avec le voisin du coin, le magasin Coro-Handels, célèbre dans la fourniture d’articles de notre armée. En effet celui-ci fête l’ouverture de son nouveau magasin, encore plus grand et encore mieux aménagé à proximité des dépôts de Andy.

 

Jeune déjà, Andy admirait la mécanique. Comme il habitait au bord de la Aegera, la Gérine, comme moi, il a plusieurs fois vu monter le célèbre pont fixe 69 par nos militaires.

Sa passion de la mécanique l’a amené à faire un apprentissage de mécanicien, suivi d’une école de recrue dans les chars, certainement dans l’artillerie, aux vues de sa collection.

Depuis 2013, c’est sous « l’Association pour la préservation des anciens véhicules militaires » (VEAM Verein für Erhalt alter Militärfahrzeuge ) qu’il vit ses passions.

Lui et la trentaine de membres de cette association occupent une magnifique halle à Aergerastrasse, sur la commune de Tentlingen. Cette situation, proche d’une gravière est une chance inouïe de faire circuler ces antiquités dans des zones privées et de les maintenir en état.

Le premier achat est un 2DM en 2009 puis une Jeep de type Willis.

La collection prend forme et pour la compléter, en 2013, il fait l’acquisition d’un M113, char de réparation avec grue. La collection a démarré et maintenant, toute une série d’objets remplissent cette halle.

Une nouvelle manifestation est programmée pour 2020.

Le public est venu nombreux pour participer à cet événement.

Ce qui m’a fait particulièrement plaisir c’est surtout l’intérêt des jeunes et leur soif de comprendre leur passé.

Pierre-André Kuenlin

Ouvrage de Roche-la-Croix – Ubayes – France

Ouvrage de Roche-la-Croix – Ubayes – France

L’édifice actuel, « ouvrage de Roche-la-Croix », a été construit de 1931 à 1936 sur et sous un ouvrage antérieur dit « redoute de Roche-la-Croix », construit de 1883 à 1892 et dont une grande partie a été arasée pour construire le nouvel ouvrage, mais dont plusieurs éléments furent conservés comme casernement de temps de paix, ou même incorporés au nouvel ouvrage. Il semble logique donc d’évoquer séparément, et par ordre chronologique, les deux édifices successifs ainsi que le téléphérique construit pour alimenter l’ouvrage actuel et que, malgré la distance de 800 m qui les sépare, doit être considéré comme en faisant partie. Ce chemin a été équipé d’une voie decauville, partiellement visible. Voie Decauville

Roche-la-Croix est conçu pour résister à un bombardement d’obus de gros calibre. Les organes de soutien sont donc aménagés en souterrain, creusés sous plusieurs mètres de roche, tandis que les organes de combat, dispersés en surface sous forme de blocs, sont protégés par d’épais cuirassements en acier et des couches de béton armé.
Une galerie principale relie l’entrée aux différents organes de soutien et aux blocs de combat. Cette galerie est équipée d’une voie ferrée étroite de 60 cm où roulent des wagonnets poussés à bras (les caisses d’obus font de 80 à 105 kg). En souterrain sont aménagés une usine, une caserne, un système de ventilation, de chauffage, une cuisine, un poste de secours, un poste de commandement, et des stocks de gazole, d’eau, de nourriture et de munitions. Ces stocks doivent permettre de tenir quelques mois sans ravitaillement : il s’agit de 6 000 obus de 75 mm, 2 000 de 81 mm, 450 de 50 mm et 59 000 cartouches de 7,5 mm.

Les visites sont assurées par des guides efficaces et super sympathiques et les réservations se font sur le site Ubaye.com

sources 
https://dossiersinventaire.maregionsud.fr//
Rocca d’Anfo – La plus belle des forteresses d’Europe

Rocca d’Anfo – La plus belle des forteresses d’Europe

Les Autrichiens ont emprunté par 2 fois, en 1796 et 1799, le val Sabbia qui se situe à l’ouest du lac de Garde, pour prendre à revers les armées françaises déployées dans la plaine du pô.
Dès que la paix fut signée en 1801 à Lunéville, le Premier Consul fit part au général Chasseloup-Laubat, commandant le Génie dans l’armée d’Italie, de son intention d’avoir à Rocca d’Anfo une place qui puisse être abandonnée à elle-même et résister à un attaquant pourvu d’artillerie. Chasseloup-Laubat, ‘sentant qu’un meilleur choix dans un pays aussi difficile ne pouvait être que le fruit de recherches et reconnaissances multipliées de plusieurs mois, confie donc à l’ingénieur Haxo la délicate mission d’établir un projet pour Rocca d’Anfo.

Une excursion pour nos ASMEMIENS.