Les frontières dites naturelles sont en réalité des frontières issues d’un long processus de construction. La frontière des Alpes entre la France et l’Italie est située sur la ligne de crète entre ces 2 pays, sauf pour le Mont Blanc en territoire Français, le Mont Cenis et le Petit St-Bernard, en Italie.

Les villages de Tende et Brenda actuellement en territoire Français était historiquement des terres de chasse du roi Victor Emmanuel. C’est le Général De Gaulle qui exigea après la seconde guerre mondiale que ce territoire soit rattaché à la France. Ce particularisme fait que le développement des ouvrages fortifiés italiens s’est fait dans l’axe Tende jusqu’au sud de St-Dalmas-de-Tende, non loin de Sospel.

Le col de Tende est un lieu chargé d’histoire : passage le plus commode entre le Piémont et la Méditerranée, il fut sans cesse amélioré afin de faciliter la circulation des personnes et le transport des marchandises.

D’abord simple chemin muletier créé en 1652, la route fut achevée en 1782. L’ouverture des tunnels routier (1883) et ferroviaire (1928) a provoqué le quasi-abandon des anciennes viabilités.

La crête frontière, déterminée en 1947, fourmille de constructions militaires (forts, blockhaus) dont certaines comme le fort Central offrent un véritable intérêt architectural.

Six forts de forme rectangulaire construits entre 1800 et 1900 par le génie militaire italien ont abrité des troupes jusqu’à la fin de la dernière guerre ; entourés d’un profond fossé, ils sont accessibles par un pont-levis que la vétusté dégrade irrémédiable ment.

Le fort de Colle Alto ou fort central est le centre et la pièce maîtresse du groupe d’ouvrages constituant le camp retranché ou barrage de Tende ; il contrôle directement la route et le col de Tende. Il est construit à 1926 m d’altitude à l’est du col dont il est distant d’environ 600 m

 

 

 

Fort de Colle Alto – Tende

Le fort est conçu à la base comme un trapèze équilatéral : le front de gorge (nord) est parallèle au front d’attaque (sud), plus court, et les longs fronts latéraux convergent symétriquement du premier vers le second. Cette symétrie d’intention est pourtant rompue par le large pan coupé qui rogne l’angle sud-ouest, compromis dû à des impératifs de couverture des tirs à longue portée. Un fossé à fond parfaitement horizontal environne le fort sur trois côtés. Au sud-ouest et au sud-est se trouvent deux angles arrondis.

Aux deux angles sont aménagés deux ouvrages de flanquement saillants, de conception intermédiaire entre une caponnière et une tour basse : ils sont les seuls organes du fort disposant d’un niveau actif en fond de fosse en plus du rez-de-chaussée. A l’intérieur se trouve la caserne longitudinale, moins haute que celle des bâtiments d’enveloppe et légèrement décentrée ; c’est sur cette structure que donne la porte d’entrée du fort, précédée d’un pont à arche unique.

Source : https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/gertrude-diffusion/dossier/fort-de-colle-alto-ou-fort-central/0076cf83-dc96-41ab-bc64-31276dfb09cc
Plan ; https://randoxygene.departement06.fr/haute-roya/circuit-des-forts-9211.html

Les cantonnements au nord ouest

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